‘ai cassé mes deux bouts-dehors, un sans savoir comment pendant un somme, l’autre déjà fragilisé par une réparation précédente et mal réparé sans doute, en bordant tranquillement mon gennaker. Le premier a été réparé dans un atelier improbable, par une ancienne connaissance que je retrouvai par hasard, Marc Genesty que j’avais rencontré il y a longtemps échoué sur les bords brouillardeux de l’Oise et que je retrouve ici, sur les bords du Port Rhu, à construire le nouveau kyte-boat d’Anne Quéméré avant sa traversée du Pérou à Tahiti. Un ancien atelier de bois noir au sol sablé et ce mélange de rustique et de haute technologie m’étonne quand le voilà me rendant un bout dehors refait, renforcé et sans doute plus solide encore qu’il ne l’était avant.



Il me restait à un trouver un autre et de coups de fil en coups de fil, j’appelle Sébastien Aubin, près d’Etel, qui me propose de m’en faire un à façon en quelques semaines, à temps pour que je le teste avant le départ. Cela m’est une meilleure solution que d’acheter un tube tout fait puisque la longueur n’est bien sur pas standard, puis faire faire les finitions encore et les renforts.

Ce sont des contacts qui se nouent au gré des casses et des soucis, des questions de plus en plus précises que je me pose et m’empêchent parfois de dormir mon saoul, ces moments qui me racontent ma préparation au Rhum.