Ce qu’il y a d’agréable en partant dernier, c’est qu’on laisse la pression aux autres. Du coup, ça me laisse le temps d’aller faire de la navigation buissonnière au Sud des Canaries, voir si la mer y est plus verte – et, par la même occasion, sentir le goût de leurs alizés. Et comme la question de la navigation en tête ne se pose plus, je vais tenter une option Sud en souvenir de l’Ag2r.

En attendant, je dodeline sur les vagues, la pression du vent ayant nettement diminué. J’attends que ça monte !

Parmi les mauvaises nouvelles du jour, mon pilote principal n’en fait qu’à sa tête qui ne me revient pas. J’ai déjà un spi léger en lambeaux quand il s’est décidé à partir en mode «Vrac» dont je ne trouve pas l’explication dans le manuel. Du coup, je bichonne mon pilote auxiliaire ; j’ai bien eu raison de revenir sur Funchal pour remettre tout ça en ordre. Malheureusement, ce n’est qu’un pilote de base et la fonction «Vent réel» va me manquer très vite dès que la pression du portant va se faire sentir. J’en serais quitte pour barrer plus ; c’est peut-être mieux finalement !

Bonne nouvelle : la lune est de retour ! Encore un peu fine, en courte apparition, mais c’est déjà beaucoup plus gai et ça n’ira qu’en s’améliorant.

On devrait faire plus attention à la lune, elle est jolie. Maintenant qu’on sait changer le climat ici, un jour on serait bien capable d’aller l’éteindre ; ce serait dommage.