Avant-départ de Transquadra. À regarder les fichiers météo.

L’anticyclone des Açores semble bien installé, gros et puissant, bien à l’Est, ce qui ne laisse pas beaucoup d’options pour le départ : il va falloir le contourner par le Sud et jouer au plus court sur sa bordure, sa marche d’escalier.

Je reprends mon livre de chevet d’avant les départs, le fabuleux «Météo et stratégie» de Jean-Yves Bernot, relis les règles de contournement des anticyclones, la navigation dans les alizés… Bref, tout savoir sur les «ailes de mouette» que je me prépare à y faire pour raccourcir la route tout en gardant de la pressions dans les voiles.

Je m’attends à des empannages en série, à surveiller le baromètre et les cumulus qui se «rongent par le haut», comme dit Bernot. Tout cela m’a l’air encore un peu abstrait, je verrais bien. Mais cette idée d’aile de mouette me plait bien.

 

ll me revient ce tableau de Magritte dont, adolescent, j’avais affiché le poster dans ma chambre. J’aime bien ce souvenir surréaliste qui surgit du passé et vient illustrer cette navigation, des années après…